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La réglementation dans le 31

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DES SCHÉMAS DÉPARTEMENTAUX AUX PLANS DE GESTION DES POPULATIONS PISCICOLES : 30 ANS DE DÉVELOPPEMENT DE LA GESTION PISCICOLE

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LES ANNÉES 80 : À L’AUBE DE LA CONTEXTUALISATION RÉGLEMENTAIRE DE LA GESTION PISCICOLE

Les fédérations de pêche ont toujours œuvré pour une évolution des modalités de gestions piscicoles.

Les premiers programmes furent inscrits dans la loi pêche de 1984 et prirent la forme de Schémas Départementaux de Valorisation Piscicole et Halieutique (SDVPH). Ils avaient pour fonction première de caractériser les milieux naturels aquatiques et d’appréhender leurs potentialités piscicoles afin d’orienter les actions de mise en valeur de ce patrimoine.

Ce document statutaire des fédérations contextualisait le rôle d’utilité publique des FDAAPPMA, des AAPPMA et des pêcheurs. Il contenait déjà la majorité des éléments d’expertise identifiant l’impact des activités humaines sur les écosystèmes aquatiques : pollutions, prélèvements d’eau, continuité écologique, détérioration des milieux aquatiques par l’aménagement des cours d’eau.

Rédigé en collaboration avec les services de l’État, il a grandement participé à la modification progressive des comportements autour des usages du cours d’eau et de ses rives. Les mesures de gestion, déjà bien identifiées à l’époque, étaient énumérées à l’échelle départementale et précisées par bassin versant.

Au début des années 90, les Plans Départementaux pour la Protection des milieux aquatiques et la Gestion des ressources piscicoles (PDPG) "première génération" émergent.

Les contextes de fonctionnalité allant de conformes à dégradés sont mis en place, probablement en réponse à la complexité de mitigation des impacts anthropiques subis par les rivières en lien avec le développement économique.

La gestion patrimoniale misant sur les fonctionnalités naturelles en est l’objectif, mais il en découle une gestion "compensatoire" par repeuplements pour atténuer artificiellement le dysfonctionnement croissant des écosystèmes aquatiques partout où les dégradations sont jugées irréversibles à court terme.

LE 21° SIECLE : RENFORCEMENT DE LA RÉFLEXION SUR LA QUALITÉ DES HABITATS AQUATIQUES ET LE FONCTIONNEMENT HYDROMORPHOLOGIQUE DES COURS D’EAU

Lors de la dernière décennie du 20° siècle en Haute-Garonne, les pêcheurs profitaient de peuplements de poissons encore très abondants mais dont les densités commençaient déjà à décliner.

La faute aux impacts cumulés de l’exploitation incontrôlée de la ressource en eaux, des pollutions, des modifications hydrauliques des cours d’eau (barrages, curages, rectifications, renforcements des berges, merlons et digues) ainsi que des extractions massives de granulats des années 70-80.

Les effets écologiques des modifications physiques du lit, des perturbations des flux d’eau et de sédiments sont déjà connus depuis les années 70. Leurs effets diffus et évolutifs étaient en partie masqués par les impacts aigus de la mauvaise qualité de l’eau et des pressions sur la ressource.

Il s’en est suivi une amélioration progressive de la gestion des débits réservés de l’épuration des effluents domestiques et industriels durant la fin du siècle dernier qui ont permis de révéler l’importance, trop longtemps sous-estimée, du fonctionnement hydromorphologique des cours d’eau.

L’HYDROMORPHOLOGIE BASE DU FONCTIONNEMENT DES ÉCOSYSTEMES AQUATIQUES…

L’hydromorphologie est l’étude de la morphologie et de la dynamique des cours d'eau, notamment l'évolution des profils en long et en travers, et du tracé planimétrique.

Voilà des milliers d’années que cette évolution façonne les cours d’eau au fil des saisons. Leurs formes fluctuent naturellement autour d’un équilibre dynamique imposant une mobilité dans l’espace.

De leur côté, nos écosystèmes aquatiques ont co-évolué avec ces variations naturelles, mais cette mobilité interfère avec le besoin de stabilité des emprises foncières et des usages anthropiques. Sur un plan économique, notre quête d’énergie et de ressources nous a poussé à puiser dans l’eau et les sédiments, en les détournant à notre propre profit. L’avènement de la pelle mécanique et du béton armé a accéléré la dégradation de ces mécanismes naturels lors des trente glorieuses de 1945 à 1975 et se poursuit aujourd’hui autour de nos infrastructures.

Au cours des années 2000, le PDPG perdure et évolue dans la technicité des expertises et l’élaboration des programmes de mesures. Tous les cinq ans, la mises à jour de ce document est l’occasion de mettre en avant les lacunes en matière de connaissances et de les inscrire dans les objectifs du plan de gestion.

En 2006, la loi sur l’eau et les milieux aquatiques (LEMA) introduit la notion d’évaluation de la qualité des habitats et des caractéristiques hydromorphologiques des cours d’eau.

Depuis 15 ans, les PDPG intègrent cette notion mais les évaluateurs trop exhaustifs et chronophages sont impossibles à mettre en œuvre à l’échelle d’un département. Des inventaires cartographiques et des analyses de certaines caractéristiques morphologiques du lit des cours d’eau ont été intégrés comme la sinuosité du lit, gage de qualité des habitats.

Plus récemment, les études de bassins versants des syndicats de rivières intègrent des évaluations de plus en plus fines de ces paramètres.

En Haute-Garonne, nous nous impliquons dans ces travaux afin d’y apporter notre expertise. Le PDPG en cours de révision s’accordera avec les Programmes pluriannuels de Gestion (PPG), issus de ces études.

Ces échanges devraient fructifier au cours des réactualisations futures pour améliorer nos connaissances et préciser les mesures permettant de favoriser les peuplements piscicoles de nos rivières.

Progressivement la gestion des risques en rivière, actuellement trop interventionniste, se tourne vers une appréciation plus fine des embâcles et des atterrissements. Éléments indispensables au cycle de vie des poissons et à la fonctionnalité des écosystèmes aquatiques, leurs dangers potentiels lors des crues ne sont pas systématiques. Le déplacement des atterrissements et la fixation des embâcles, pour limiter l’érosion des berges en favorisant les abris piscicoles, permettent de respecter les cycles naturels en équilibrant la gestion du risque et le fonctionnement des milieux aquatiques.

De nombreux autres sujets sont discutés lors des échanges autour de la gestion des cours d’eau. Mais une question devient de plus en plus prégnante : Comment lier protection contre les crues sans altérer le fonctionnement hydromorphologique des cours d’eau ?

La question reste entière...

Le pôle animation Pêche 31 a été très actif durant l’été.

Le bilan 2022 s'élève à 812 enfants initiés à la pêche, ainsi que 47 adultes en situation de handicap ou résidents d'EHPAD.

Ces journées d'animation se sont déroulées dans de bonnes conditions de sécurité, dans la joie, la bonne humeur et la transmission d'une passion.

Tout cela grâce à l'implication du pôle animation Pêche 31, renforcé pour l'occasion par Franck Maury et Julien Postieaux, tout deux en formation BPJEPS à la MFR de Naucelle.

Gardez la pêche…